La communication orale

, par Sylvie Lacan

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La communication orale : pour aller plus loin

 I. PRESENTATION

Je suis professeur de Communication Administrative et Bureautique (CAB) au lycée professionnel Jean Perrin à Saint Cyr l’Ecole.

Depuis la rentrée de septembre 2010, j’ai en charge une classe de baccalauréat professionnel Secrétariat en 3 ans dans laquelle j’interviens en communication - organisation, informatique bureautique et en économie - droit.

Cette classe entre dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé mis en place au lycée depuis le début de cette nouvelle année scolaire. Un dispositif particulier [1] a été décidé pour les classes de seconde. Dans le cadre de ce dispositif, la rentrée des élèves concernés s’est déroulée de la manière suivante :

1er jour : rentrée administrative avec un questionnaire de rentrée

(annexe 1)

2e jour :

  • Réalisation de fiches métiers à partir d’une fiche d’instructions simple (annexe 2)
  • Intervention de professionnels
  • Intervention d’élèves de première professionnelle de la même spécialité

3e jour :

  • Réflexion sur le règlement intérieur à partir d’une fiche de questionnement individuel (annexe 3)
  • Des entretiens individuels

Enfin, ce dispositif d’Accompagnement Personnalisé prévoit dans l’emploi du temps des élèves et des professeurs de l’équipe une heure de concertation hebdomadaire

 II. CONSTAT

Des difficultés

  • Des disparités en termes de niveau, d’autonomie et de motivation
  • Des disparités en termes de motivation
  • Des difficultés relationnelles et de comportement
  • De grandes appréhensions pour s’exprimer oralement pour la majorité des élèves

Une première réunion de concertation une semaine après la rentrée a permis à l’équipe de confirmer, notamment, l’extrême passivité orale de la classe.

Afin de mieux cibler individuellement les difficultés, j’ai remis aux élèves une grille nominative et auto administrée (annexe 4) leur permettant de comparer le profil du métier de secrétaire selon elles avec le profil qu’elles se faisaient d’elles-mêmes.

Des besoins spécifiques

  • Une attention et une écoute individualisée pour une des deux élèves les plus en difficulté
  • Des encouragements d’un point de vue relationnel
  • Un encouragement à la participation orale pour les élèves plus réservées et repérées pour leur grande timidité
  • Une aide permettant à ces dernières de prendre conscience de leur valeur et de la formaliser
  • Une stimulation plus intense pour les élèves en tête de classe.

Des potentiels, des points forts

  • Une certaine solidarité
  • 4 à 5 élèves, extrêmement actives à l’oral et présentant une attitude déjà très professionnelle

Actions possibles à partir de mes compétences

En tant qu’enseignante en communication et en organisation, je peux aider les élèves sur

  • La difficulté à communiquer oralement

La communication orale est au cœur même du métier de secrétaire, que ce soit avec des interlocuteurs internes ou externes.

 III. ACTIONS

L’objectif principal de l’action menée est d’améliorer la participation orale du groupe classe.

Toutefois, devant les réelles appréhensions de la majorité des élèves, il était indispensable certes de les aider mais sans les mettre plus en difficulté. Les jeux de rôles, au départ envisagés, demandant une part d’improvisation personnelle, n’étaient donc pas la solution.

J’ai donc décidé de mettre en place une stratégie dite détournée en travaillant sur le thème de la mémoire auditive qui permet d’agir à la fois sur la concentration, l’écoute active, la restitution de l’information, l’esprit de synthèse et donc la communication orale de groupe. L’activité pédagogique choisie est la lecture de contes et leur transmission (annexes 5, 6, 7 et 8). Sa mise en place s’est faite selon une fiche pédagogique et un déroulement de séance spécifiques.

Annexe 5
Annexe 6
Annexe 7
Annexe 8

Evaluation

Le constat de départ et le constat après l’action menée ont été faits en situation de classe entière telle que le prévoyait l’objectif principal. En revanche, le constat en fin d’action s’est fait en groupe, compte tenu des exigences pratiques de l’action menée et à partir d’un bilan à chaque fin de séances (1, 2, 3 et 4).

Je souhaitais une évaluation simple et qui n’ajoute pas de pression aux élèves les plus réservées, sachant combien il est pour elles difficile de participer. Je propose le tableau présentant des niveaux de participation numérotés de 1 à 5 détaillés ainsi :

1 – Refus même sur sollicitation 2 – Sur sollicitation uniquement 3 – Moyennement et/ou peu active 4 – Active 5 – Très active

Au-delà de ces progrès, je constate aussi le développement d’une relation de confiance, même avec les plus réservées. Le dialogue est moins fui par ces dernières. Elles ont aussi moins de difficultés à me regarder lorsqu’elles m’adressent la parole. J’estime que ces conditions sont plus propices à la communication orale, car il est plus aisé d’essayer dans un climat de confiance.

NB : Les cases restées non cochées concernent les élèves absentes à chaque séance de l’action.

 IV. BILAN

Ecueils :

  • L’absentéisme
  • L’hétérogénéité de l’aisance à l’oral
  • La lassitude des élèves
  • Des réticences

Difficultés, contraintes :

  • La difficulté à évaluer les progrès
  • Le manque de temps
  • Les limites du métier d’enseignant
  • L’âge des élèves
  • La difficulté à travailler en équipe

Aménagement, remédiations :

  • L’utilisation des heures de concertation
  • La création d’un mode d’auto évaluation
  • Le tutorat par objectif
  • Un travail à aménager sur le long terme
  • L’association des parents

 V. ORGANISATION

Progresser en participation orale en cas de timidité, de réserve demande du temps, des essais, des « chutes », des moments de répit avant de nouveaux essais. Il me paraît donc indispensable de mener des actions sur l’année et de manière régulière.

Notes

[1cf. document « pour aller plus loin »

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